À Miary, beaucoup connaissent Béatrice. Elle avance d’un pas décidé, toujours attentive à la vie des classes. Son regard, à la fois exigeant et bienveillant, reste en alerte : un élève qui décroche, un filleul à encourager… Béatrice dit les choses avec franchise, toujours avec le souci d’aider chacun à progresser. C’est dans cet équilibre entre exigence et confiance que s’inscrit son rôle de coordinatrice pédagogique — un maillon essentiel du projet Baobab.
Ancienne institutrice puis directrice de l’école entre 2008 et 2011, Béatrice fait partie de celles et ceux qui ont vu grandir Baobab. Après une pause consacrée à la naissance de ses enfants et à l’accompagnement de leurs jeunes années, elle revient en 2018, forte de son ancrage et de sa rigueur, pour soutenir l’équipe dans la durée. Aujourd’hui, tout en enseignant à mi-temps l’histoire-géographie à Tuléar, elle consacre l’autre moitié de son temps à Baobab. Son regard de professionnelle éclaire le travail collectif et renforce la cohérence du projet éducatif de notre école.

Mais c’est surtout auprès des filleuls que son engagement prend toute sa mesure. Béatrice assure le suivi des collégiens et lycéens : résultats scolaires, santé, orientation, coordination avec les établissements et professeur-es. Elle veille à ce qu’aucun ne se perde dans la transition vers le secondaire, souvent si fragile à Madagascar. Elle suit leurs parcours, connaît leurs familles, alerte quand un besoin surgit. Elle devient pour beaucoup un repère : une présence bienveillante, à la fois exigeante et humaine.
Depuis peu, elle supervise également le suivi de la cantine, en lien avec Jean-Claude. Ce nouvel engagement illustre sa capacité à relier les dimensions éducatives et matérielles du projet : apprendre, c’est aussi pouvoir se nourrir, grandir dans de bonnes conditions, et sentir qu’une communauté veille.
Dans le réseau de solidarité qu’est Baobab, chacun a sa place : enseignants, parents, bénévoles, parrains et marraines, équipe locale et française. Béatrice en est l’un des visages fidèles. Son exigence, sa droiture et sa loyauté en font une figure de confiance, pilier discret mais essentiel de cette aventure collective où chaque réussite d’enfant est une victoire partagée.