Si l’éducation est le fondement des actions de l’association, rapidement il est apparu qu’on apprend mieux le ventre plein que le ventre vide ‼️
Il est donc indispensable, a fortiori dans une région où la malnutrition sévit, d’apporter aux enfants une solution concernant leur nourriture.
Dès 2014, Baobab a donc mis progressivement en place une cantine.
Désormais, ce sont 200 déjeuners qui sont servis aux enfants et à leurs enseignants chaque jour de classe, grâce à la cuisine financée par Ixina Balma et au réfectoire construit quelques années avant. 👏🏽🫶🏽



L’une des actions du voyage annuel consiste donc à contrôler la bonne marche de la cantine :
👉🏽état de la vaisselle et bon usage des gobelets
👉🏽alternance de céréales broyées et de riz au menu
👉🏽utilisation des légumes du jardin scolaire
👉🏽respect des règles d’hygiène
Mais depuis la dernière rentrée scolaire, nous avions aussi décidé de la mise en place d’une collation du matin car certains enfants arrivent de loin (plusieurs kilomètres), à pieds et sans avoir pris de petit-déjeuner.
Il s’agit donc de leur servir quelque chose à manger :
👉🏽beignets, fruits ou sucré durant la saison la plus chaude
👉🏽soupes ou repas chauds à la période la plus fraiche (entre avril et juin)




Nous avons pu nous assurer que cette collation est bien servie chaque jour et que, quand un enfant n’a pas pu passer à la cantine, le surplus préparé est amené et distribué à l’école 👏🏽
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Parlons un peu argent 💰: combien cela coûte de nourrir les enfants ❓
La cantine coûte un peu plus de 3000 € par an à l’association soit 8 centimes d’euro par repas, et la collation du matin 2000 € ; nos bénévoles sur place nous alertent sur le fait qu’il faudra probablement prévoir un peu plus pour cette dernière à l’avenir
Si faire manger les enfants (et nos salariés locaux) est essentiel, le coût n’en est pas négligeable et l’aide de nos partenaires comme l’entreprise Parera, sensible à cette question, nous est utile.
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Mais de vrais enjeux restent devant nous :
👉🏽 Réussir enfin un apport de protéines et un meilleur équilibre alimentaire mais là, la clé de la réussite reste l’argent à trouver pour permettre cette vraie rupture
👉🏽 Changer notre mode de cuisson et de préparation des repas en utilisant beaucoup moins de bois, la déforestation étant l’un des fléaux actuels de Madagascar (un jour ou l’autre, nous consacrerons un article de notre rubrique A propos de Madagascar à ce sujet…) ➡️ ce sera fait dès la prochaine rentrée grâce à la convention signée durant notre voyage avec l’association ADES pour installer une cuisine institutionnelle (four avec un chauffage solaire)

Bonne nouvelle : les travaux ont commencé cette semaine et nous reviendrons sur cette expérience dans un prochain article