Une mission humanitaire au cœur de l’école, en partenariat avec des enseignants engagés !

À Baobab, chaque mission est le fruit d’un travail collectif. Sur le terrain, ce sont avant tout les enseignants de Miary qui portent la promesse de l’avenir, jour après jour, dans des classes que nous limitons volontairement à 30 élèves — rappelons qu’en école publique, elles en comptent souvent près d’une centaine — avec des moyens modestes mais une détermination admirable.

Dans cette école, l’engagement des institutrices et instituteurs est exemplaire. Ils préparent leurs cours, accueillent les enfants — parfois venus de plusieurs kilomètres à pied — et adaptent leur enseignement aux réalités linguistiques et sociales du pays. Ils jonglent entre dialecte local, malgache officiel et français, langue de l’enseignement et des examens. Malgré des moyens matériels limités, ils tiennent leur place avec rigueur, patience et fierté.

Hubert (CM2), Moana et Élie (maternelle), Ludovic (CP1), Laurie (CE1), Méria (CE2), et Élisabeth (CM1) incarnent chacun, dans leur classe, cette attention constante portée à l’enfant : savoir accueillir, encourager, structurer les apprentissages dans un contexte souvent difficile, sans jamais renoncer à la bienveillance ni à l’exigence.

Béatrice, coordinatrice pédagogique, joue un rôle essentiel dans le suivi des enfants parrainés, depuis leur passage au collège jusqu’au lycée. Présente tout au long de l’année, elle les accompagne individuellement, assure le lien avec les établissements secondaires, organise les rencontres avec les familles, les rendez-vous médicaux si nécessaire, et veille à ce qu’aucun élève ne décroche. Son regard attentif et bienveillant fait d’elle une référence pour les jeunes et un relais précieux pour l’association.
Elle accompagne également l’équipe enseignante de Miary, en assurant un suivi pédagogique continu, dans une logique de soutien et de co-construction.

Lors de notre mission, les enseignants ont activement participé aux réunions pédagogiques, partagé leurs besoins, leurs difficultés, mais aussi leur volonté de progresser. Une formation complémentaire, en partenariat avec l’Alliance Française, est prévue en septembre pour renforcer leur maîtrise du français et enrichir leurs pratiques de classe. Parce que c’est avec eux, et par eux, que l’école avance.

Autour d’eux et pour rappel, d’autres maillons essentiels complètent la chaîne. Balim et son épouse Laurence, membres fondateurs de l’association à Madagascar, veillent au bon fonctionnement logistique : suivi des travaux, achats alimentaires, gestion comptable… Un soutien discret mais constant, garant de la continuité.

Les communautés religieuses partenaires, quant à elles, assurent une présence quotidienne et essentielle :
– Les Sœurs de l’Assomption gèrent l’administratif de l’école : contrats, salaires, relations avec les banques.
– Les Sœurs de Sainte-Thérèse d’Avesnes préparent et distribuent les repas, supervisent la collation matinale, et accueillent les enfants chaque jour avec bienveillance.

À leurs côtés, Jean-Claude, salarié à mi-temps et ancien élève de l’école, encadre le jardin pédagogique. Son parcours témoigne de la continuité possible entre l’école, l’autonomie et l’engagement local. Il transmet aujourd’hui aux enfants les gestes du maraîchage, avec sérieux et pédagogie.

Du côté français, la mission fut portée par une équipe de bénévoles mobilisés. Chacun a donné selon ses compétences et sa sensibilité : suivi médical, accompagnement scolaire, logistique, animation, coordination des partenariats.

Mais une mission humanitaire ne se mesure pas à la quantité d’actions menées. Elle se mesure à la qualité des liens tissés.

Ce que nous avons vu à Miary, c’est une communauté éducative soudée, où chacun — enseignant, religieuse, parent, salarié ou bénévole — joue un rôle complémentaire. Une école vivante, ouverte, humble, qui fonctionne au prix d’un effort collectif quotidien.

Dans cette réalité si éloignée de nos repères européens, les enseignants malgaches nous ont donné une belle leçon, notamment lors de la fête des 20 ans de l’école : enseigner, c’est croire encore et toujours en la capacité de chaque enfant à s’élever.
Leur investissement lors de cette journée, entre chants, danses, scénettes et moments partagés, a témoigné de leur profond attachement à leurs élèves, à leur culture et à leur mission.

À Baobab, nous sommes fiers de les accompagner. Mais surtout, nous sommes fiers d’apprendre d’eux.

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