J11 – Jeudi 30 avril – Jour de fête à Miary

Aujourd’hui, 30 avril J 11 de la mission 2026, c’est jour de fête à l’école Baobab de Miary 

A chaque fin de mission, il est un rituel rassemble, auquel nul ne saurait déroger : le goûter pique-nique, sous les arbres de la communauté religieuse de Sainte Thérèse d’Avesnes. Un moment de fête, de partage, attendu et essentiel.

À leur arrivée, les élèves ont ouvert les festivités par une danse préparée de longue date, qui disait la joie d’être ensemble. Puis vint le temps du partage : boissons, biscuits, bananes. Les yeux brillaient, les sourires s’élargissaient, et dans tous nos visages se lisait une reconnaissance mutuelle.

Dans le parc de la cantine, les enfants ont chanté, ri et joué. Les appareils photos ont crépité, capturant ces moments de bonheur partagé.

Quelques collégiens du lycée orthodoxe ont rejoint la fête. Leur venue a permis des rencontres précieuses entre parrains, marraines et filleuls. Il y avait, dans ces échanges, une émotion réelle et retenue, faite de pudeur et d’intensité mêlées.

Cette après-midi doit beaucoup à l’engagement fidèle des communautés de Sainte-Thérèse d’Avesnes et des Orantes de l’Assomption, dont la présence discrète et constante rend possible ces moments festifs et d’unité. Qu’elles en soient profondément remerciées, ainsi que les enseignants et les élèves, artisans de cette fête.

L’après midi à l’école s’est terminée par la remise de cadeaux de la part de l’équipe enseignante. Une infinie gratitude à toute notre équipe enseignante qui nous a touché au cœur en cette fin de journée déjà si riche en émotion.

Au fil des missions, une évidence s’impose : l’aide ne se réduit jamais à ce que l’on apporte. Elle se construit dans une réciprocité plus vaste. Car nous avons tant à apprendre de ceux que nous venons soutenir : leur capacité à célébrer, malgré la précarité, leur résilience face aux difficultés, leur façon d’accueillir avec dignité et de transmettre des savoirs.

Aujourd’hui, plus que jamais, nous avons réalisé que notre mission ne consiste pas seulement à donner, mais aussi à recevoir, à écouter, à s’ouvrir aux cultures malgaches et  consentir à être transformé. Car ce sont elles et eux qui détiennent les clés d’un avenir plus juste, plus respectueux des réalités du pays.

Et sous les arbres de Miary, en ce jour de fête, cet avenir semblait, pour un instant, déjà à l’œuvre.