J 12 – Vendredi 1er mai – Premier bilan mission 2026

Le 1er mai, à Madagascar comme dans de nombreux pays, s’inscrit d’abord dans la mémoire universelle de la fête du travail. Mais, comme souvent sur cette île aux multiples héritages, cette date prend une couleur particulière, façonnée par l’histoire sociale, les réalités économiques et les liens humains.

Dans les villes comme Antananarivo ou Tuléar, des défilés peuvent être organisés, portés par les organisations professionnelles. Cependant, à Madagascar, une grande partie de la population travaille dans le secteur informel, sans protection sociale véritable. Dans un pays où l’essentiel se joue souvent dans la simplicité des gestes quotidiens, cette journée rappelle que la valeur du travail se mesure aussi à la place qu’il accorde à l’humain et à ses conditions de vie.

L’heure est à un premier bilan de la mission. Alors que Gilles et Christine s’apprêtent à rentrer en France, Valérie, Rosy, Michel et Pascal poursuivent encore quelques jours la mission humanitaire.

Aujourd’hui, 1er mai, la matinée a été consacrée à une première réunion de bilan des actions menées durant ces deux semaines : cantine, programme alimentaire et jardin scolaire, parrainage (visites des établissements et sélection des prochains filleuls), soins, enseignants, finances, travaux à venir, ainsi que les actions prévues la semaine prochaine (fiches médicales, introduction des œufs dans les menus de la cantine…). L’équipe a chaleureusement remercié Béatrice, qui nous a accompagnés presque chaque jour durant ces deux semaines de mission, ainsi que les religieuses de la communauté des Orantes de l’Assomption, qui assurent avec constance la gestion administrative et financière de notre école.

Tant de questions demeurent. Pourtant, une certitude s’impose : notre engagement doit se poursuivre, ici sur place comme depuis la France. Œuvrer sans relâche à développer les moyens nécessaires à notre école, pour offrir à nos élèves une chance d’avenir meilleur. Car malgré la pauvreté, la rudesse de la vie, il y a ces rires d’enfants qui nous transforment durablement.