Dès ce matin, deux équipes se sont constituées. Comme souvent sur le terrain, la mission avance à plusieurs rythmes : l’un tourné vers les jeunes et leurs parcours, l’autre vers les besoins matériels qui rendent l’action possible.
La première équipe, composée de Béatrice et Christine, s’est rendue au lycée professionnel Don Bosco, à Tuléar, afin de rencontrer les élèves soutenus par BAOBAB. Un filleul de troisième année en filière électrotechnique a pu être reçu. L’échange a permis de mesurer les efforts fournis, mais aussi les difficultés encore présentes à l’approche du baccalauréat de juillet. Derrière cet examen se joue une insertion professionnelle possible, parfois l’avenir de toute une famille.
Deux autres filleuls n’ont pu être rencontrés ce jour-là : l’un, inscrit en mécanique automobile, était absent ; l’autre, en hôtellerie-restauration, effectuait son stage hebdomadaire. Ces absences rappellent aussi que certains jeunes sont déjà engagés dans la réalité de la vie professionnelle.



La visite a permis de redécouvrir les installations du pôle restauration et hôtellerie, récemment modernisées grâce au financement de l’institut de développement européen (IECD).. Les locaux, flambant neufs, témoignent de ce que peuvent produire des coopérations utiles lorsqu’elles investissent dans la formation. Nos bénévoles ont d’ailleurs été conviés à partager prochainement un repas au restaurant d’application du lycée. Dix des meilleurs élèves pourront ensuite rejoindre Antananarivo pour quatre mois de perfectionnement, logés et indemnisés.
La seconde équipe s’est consacrée aux achats nécessaires au fonctionnement de l’école. Chaque mission BAOBAB repose aussi sur une logistique efficiente : comparer les prix, choisir ce qu’il convient d’apporter depuis la France et ce qu’il est préférable d’acquérir sur place, anticiper les besoins réels. L’action humanitaire gagne en efficacité lorsqu’elle s’appuie sur la préparation, la sobriété et le sens pratique.



Enfin, un ancien filleul est venu rendre visite à Christine. Ces retrouvailles, souvent retenues dans leur expression disent mieux que de longs discours la fidélité des liens tissés au fil des années : une histoire en commun, une reconnaissance mutuelle et une confiance partagée.
À Tuléar comme à Miary, ce mardi a rappelé qu’accompagner la jeunesse, c’est lui offrir des appuis solides pour qu’elle puisse choisir sa route.

