J4 – Une mission, mille détails concrets… et la même fidélité au terrain

À distance, l’action humanitaire paraît parfois simple : aider, construire, soutenir. Sur place, elle révèle une tout autre réalité. Chaque journée se compose de rencontres, de vérifications, de décisions patientes, de dialogues parfois techniques, toujours humains. Ce quatrième jour en offre une image fidèle.

La matinée a débuté par une réunion commune avec Marie-Luce, suivie d’un point financier approfondi avec Gilles. Derrière les chiffres, il y a une exigence simple : garantir que chaque euro confié à BAOBAB serve utilement, avec rigueur et transparence.

Pendant ce temps, une autre délégation rencontrait ADES. Les échanges ont porté sur la convention en cours, le fonctionnement futur de la cuisine solaire institutionnelle et les conditions concrètes de son utilisation. Une réflexion a également été engagée sur le séchage de légumes destiné à la cantine scolaire : mieux conserver, mieux nourrir, mieux anticiper. Derrière ces mots techniques se dessine une ambition très simple : renforcer l’autonomie alimentaire de l’école.

L’après-midi, cap sur le lycée technique pour rencontrer trois jeunes filles accompagnées par l’association : Aïcha, Césardine et Huguette. Les échanges ont porté sur leur scolarité, leurs résultats, leurs difficultés aussi. Deux d’entre elles maîtrisent encore très peu le français, ce qui rendra l’examen du baccalauréat plus exigeant. Des questions de santé ont également été évoquées, notamment un besoin de suivi ophtalmologique. Chacune a reçu quelques objets simples du quotidien : brosse à dents, dentifrice, stylos. Peu de chose en apparence ; parfois beaucoup dans une vie d’étudiante.

Au même moment, une autre équipe se rendait à Miary pour travailler avec la communauté des Sœurs de Sainte-Thérèse d’Avesnes autour du programme alimentaire et du jardin scolaire.

Ainsi va une journée de mission : plusieurs routes, plusieurs dossiers, plusieurs visages… mais une seule direction. Soutenir durablement l’école, les enfants, les jeunes filles et ceux qui, sur place, font vivre l’espérance au quotidien.