À Miary, une histoire de liens et de partage

Quelques nouvelles nous sont arrivées de Miary, accompagnées cette fois encore de nombreuses photos envoyées par sœur Geneviève.

Des images de la cantine, du jardin, de la vie quotidienne… mais aussi l’occasion de mieux connaître celles et ceux qui, sur place, accompagnent les actions de BAOBAB et permettent aux projets de s’inscrire dans la durée.

Les Sœurs de Sainte-Thérèse d’Avesnes, une longue histoire à Madagascar

Sœur Geneviève appartient à la congrégation des Sœurs de Sainte-Thérèse d’Avesnes, fondée en 1817 à Avesnes-sur-Helpe, dans le nord de la France, cette congrégation de spiritualité carmélitaine s’est engagée dès son origine dans deux domaines essentiels : l’éducation et le soin.

En 1963, les premières sœurs partent pour Madagascar. Plus de soixante ans plus tard, la congrégation y demeure présente à travers plusieurs communautés, notamment dans le sud-ouest du pays.

Cette histoire ancienne trouve aujourd’hui un prolongement très concret à Miary.

Sœur Geneviève nous écrivait récemment à l’occasion du lancement de la communauté de Miary. Elle nous disait combien les sœurs étaient heureuses de poursuivre leur collaboration avec BAOBAB et nous remerciait pour la confiance qui leur était accordée.

Quelques mots simples qui disent beaucoup de ces liens construits au fil du temps.

À la cantine, bien plus qu’un repas

Cette collaboration prend notamment corps autour de la cantine de l’école.

Sœur Geneviève en assure la supervision sur place, veillant à son bon fonctionnement et au suivi des actions mises en œuvre auprès des enfants.

Mais derrière les repas servis chaque jour se dessine un projet plus large : le programme alimentaire de BAOBAB, initié par Michel, notre vice-président.

Ce projet lui tient particulièrement à cœur. Michel en a pensé les orientations et a travaillé plus précisément à l’équilibre des menus, afin que l’alimentation proposée réponde au mieux aux besoins nutritionnels des enfants. Il continue aujourd’hui à en assurer le suivi, en lien avec sœur Geneviève et les personnes qui le mettent quotidiennement en œuvre à Miary.

La collation du matin et le repas servi à la cantine ne répondent donc pas seulement à un besoin immédiat. Ils s’inscrivent dans une démarche pensée dans la durée : proposer aux enfants une alimentation aussi régulière, diversifiée et équilibrée que les conditions locales le permettent.

Car apprendre, être attentif en classe, jouer et grandir demandent aussi que le corps reçoive ce dont il a besoin

Les photos envoyées par sœur Geneviève nous ouvrent aujourd’hui les portes de cette cantine. Elles racontent à leur manière ce temps essentiel du repas et toute l’organisation quotidienne qui permet au programme de prendre vie.

Du jardin à l’assiette

À quelques pas de là, le jardin participe lui aussi à cette démarche.

Les cultures souffrent actuellement de la chaleur. Mais Jean Claude veille sur elles et les arrose régulièrement. Malgré des conditions difficiles, les plantations continuent de pousser.

Ce jardin est cultivé sur un terrain généreusement mis à disposition par la communauté des sœurs. Au fil des récoltes, ses légumes contribuent à l’approvisionnement de la cantine et viennent enrichir les repas des enfants.

Du jardin à l’assiette, un même fil se dessine : mieux nourrir pour mieux grandir.

Sœur Geneviève nous signale également l’arrivée récente d’une table en fer et d’une échelle. Des équipements bien modestes en apparence, mais qui trouvent immédiatement leur utilité dans la vie quotidienne à Miary.

Communauté, cantine, programme alimentaire, jardin : derrière chacun de ces mots se trouvent des femmes et des hommes, ici et là-bas, qui prennent leur part d’un même projet.

Et peut-être est-ce aussi cela que racontent les photos reçues de Miary : un partenariat qui ne repose pas seulement sur des projets, mais sur des liens de confiance, une présence fidèle et des engagements qui se répondent dans la durée.