Aujourd’hui, nous avons franchi une étape importante dans la mission. Pour la première fois, nos bénévoles ont partagé, de l’intérieur, la préparation des repas avec les religieuses de la communauté Sainte-Thérèse d’Avesnes. Un moment attendu, pour mesurer concrètement ce que nous avons construit ensemble ces deux dernières semaines autour du programme alimentaire.
5 h 30 du matin, Valérie et Pascal rejoignent la cantine. La nuit est encore là. Quelques bruits émergent doucement, les premiers signes du jour. Dans la cuisine, les religieuses sont déjà au travail.
5 h 40, Sœur Marceline allume le feu. L’eau chauffe pour les pâtes de la collation du matin. Autour des marmites, elle installe une ceinture pour conserver la chaleur et économiser le bois. Les gestes sont précis, répétés, maîtrisés. L’eau est parfumée d’huile, de sel, de bouillon. Puis viennent les pâtes, cuites, égouttées, mélangées à une sauce oignons, huile, carry. Rien n’est perdu : le bouillon est conservé et servira dans les assiettes.



Ce repas constitue le premier apport de la journée pour les enfants avant l’école. Beaucoup ont déjà marché plusieurs kilomètres le ventre vide. Ce temps de collation répond à un besoin essentiel, à la fois physique et cognitif.
Au lever du jour, les religieuses invitent Valérie et Pascal à partager leur petit-déjeuner. Elles ont préparé des brioches pour l’occasion. Un moment simple, chaleureux, offert avec générosité, qui nous touche infiniment comme nous en réserve cette mission à Miary.



Puis les enfants arrivent. La cantine se remplit de mouvements, de voix, d’énergie. Les religieuses régulent avec calme, sans élever la voix, par des gestes précis et des regards attentifs.



Après la collation, les enfants participent au rangement et à la vaisselle, chacun à son tour. Les restes de pâtes sont emportés à l’école pour les retardataires.



Une fois les enfants partis, la préparation du déjeuner commence. Les foyers sont nettoyés, les cendres retirées, puis les trois autres feux sont allumés pour la cuisson du maïs et des œufs. Aujourd’hui, nous testons l’introduction des œufs comme apport en protéines tel que prévu dans le programme alimentaire. Rosy et Michel rejoignent Valérie et Pascal, aux côtés de Sœur Marceline et Sœur Odette, pour l’épluchage des œufs durs.



Les enfants ont accueilli cette nouveauté avec enthousiasme avec cependant une préférence pour l’omelette ! La question du coût et de la faisabilité sera approfondie dès demain avec les sœurs.



La journée s’achève. La fatigue se fait sentir, mais nous repartons riches de cette immersion au cœur de notre école : une meilleure compréhension du travail quotidien, la mise en œuvre concrète du programme alimentaire et tant de rires, de regards, de paroles partagées !